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En savoir plus sur le HPI et l'hypersensibilité 

équilibrage

I- Le HPI :

 

Même si d'une personne HPI à une autre, il peut y avoir d'énormes différences, essayons de dessiner quelques grandes lignes:

 

*une des facettes du HPI est son intensité de

pensée : les informations arrivent vite au cerveau, circulent vite et il/elle a une excellente mémoire. On parle souvent de pensée en arborescence car le zèbre a une façon de pensée fulgurante, il/elle est capable de voir un problème sous plein d'angles différents. Il/elle a grande capacité à faire du lien entre ses idées. C'est un atout extraordinaire mais souvent cette caractéristique peut être difficile à vivre car la "machine à idées" ne s'arrête jamais. Cela peut être source d'angoisse chez l'enfant comme chez l'adulte.

Quelques signes repérables facilement: des questionnements incessants, les perpétuelles négociations, le refus de demander de l'aide, des oreilles qui traînent partout, un avis sur tout, des centres d'intérêt hors norme par rapport à l'âge biologique, etc.

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*une autre facette du HPI est sa sensibilité ou son ultrasensibilité (cf le topo sur les hypersensibles). En d'autres termes il/elle est perméable avec ses 5 sens à tout ce qui se joue dans son environnement. C'est une qualité extraordinaire pour appréhender le monde car le zèbre voit ce que les autres ne voient pas , entend ce que les autres n'entendent pas, sentent ce que les autes ne sentent pas etc...

Encore une fois le zèbre peut aussi être confronté à des difficultés car il/elle peut être à fleur de peau et surréagir au moindre stimulus.Il arrive que certains enfants se coupent de leur sensibilité parce-qu'elle est devenue trop pesante. Parfois si cette sensibilité est prédominente on parlera plus de HPE (haut potentiel émotionnel ) que de HPI.

*la douance n'est pas une maladie ou un problème en soi mais ce sont les décalages et les incompréhensions avec l'extérieur qui font souffrir

une personne surefficiente.

On notera que le mal-être se développe souvent sous forme de provocation chez le garçon alors qu'une petite fille aura tendance à s'effacer et à pratiquer diverses formes d'auto-sabotage, même si encore une fois il n'y a pas de profil type et c'est important de savoir qu'une même problématique sera gérée différemment selon le profil du zèbre.

Les atypiques ont besoin de se sentir compris, acceptés et reconnus tant dans leurs besoin intellectuels que leurs besoins relationnels, émotionnels & sociaux.

C'est pourquoi il vaut mieux les identifier tôt afin de pouvoir mettre en place des aménagements et des aides dans le cas où leur profil le nécessite.


Il sera bien plus facile d'aider un jeune enfant HPI, avant que les problèmes ne soient

installés dans la durée et l'estime de soi trop endommagée, plutôt qu'un HPI(e) adolescent(e) n'ayant jamais appris à travailler sur lui.

La terminologie a évolué dans le temps:

Dans les années 2000 on parlait de surdoué, avec tous les clichés que le mot peut véhiculer Il a aussi été question des EIP (enfants intellectuellement précoces) mais on sous-entend ici que l'enfant est en avance sur son âge mais que cela ne se verra plus une fois adulte, ce qui est faux bien évidemment )et puis la psychologue Jeanne Siaud Facchin a commencé à utiliser le surnom de "zèbre", d'abord parce-que chaque zèbre a ses propres rayures, ensuite parce-que personne n'a jamais pu domestiquer un zèbre et puis enfin car la langue française l'utilise déjà pour désigner quelqu'un de peu banal.

De mon côté je préfère l'expression créée par le britannique Francis Galton en 1869, à savoir "gifted children". Cela signifie que ces enfants ont reçu un don, un cadeau particulier. Il est donc important d'en être conscient afin de développer au mieux son potentiel.

Cependant pour être comprise par tous, j'utiliserai les mots en usage en France.

Comment avoir la confirmation que vous êtes HPI ou que c'est le cas pour l'un de vos enfants?

Si vous avez lu un peu de littérature sur le sujet, vous avez déjà une intuition. Il est souvent fort utile de passer un test afin d'être vraiment sûr. Le test permet souvent de mieux comprendre son propre fonctionnement psychique ou celui de ses enfants. Après le résultat, c'est souvent comme si vous mettiez de nouvelles lunettes qui vous permettent de voir différemment ce qui étaient là depuis le début. Par exemple il arrive que le psychologue qui vous fait passer le test vienne ainsi expliquer vos difficultés à l'école autrefois, votre sentiment perpetuel d'être incompris, votre hypersensibilité etc...).

Cela permet aussi à certains de se débarrasser du fameux "syndrôme de l'imposteur", à savoir celui qui ne se sent jamais légitime et qui n'accepte jamais les compliments par exemple.

Enfin si vous passez le test adulte, vous serez plus à même de comprendre votre fonctionnement et éventuellement de repérer les signes chez vos enfants. En effet il y a souvent une donnée génétique.

Il existe plusieurs tests : le WISC , le WAIS et le Binet pouvant aller de 150 à 600 euros.

Il est préférable de ne pas trop se renseigner au préalable sur le contenu puisqu'il est important de répondre spontanément. Ces tests évaluent une combinaison de procédures intellectuelles:

à savoir

-la compréhension vérbale, soit la capacité à communiquer

-le raisonnement perceptif, c'est à dire la façon dont on se repère dans l'espace

-la capacité à mémoriser les informations

-la vitesse de traitement

Le test permettra d'obtenir votre QI (quotient intellectuel) mais les psychologues qui vous font passer le test analysent également la dynamique émotionnelle et affective

Homme senior

II- L'hypersensibilité

Comme l'hypersensible est hyperstimulé,il/elle sature plus vite et présente donc souvent une plus grande fatigabilité.. Il peut arriver que certains hypersensibles se coupent de leur sensibilité parce-que c'est trop lourd à porter ou parce-qu'ils préfèrent s'adapter et se conformer aux autres.

Notre société laisse peu de place à la sensibilité. Elle prône la croissance virtuelle, le productivisme au travail. Nous nous identifions aux ordinateurs et aux programmes car nous avons peur de notre sensibilité.

Malgré les avancées en éducation, on inculque toujours dès l'enfance à un garçon par exemple qu'il ne doit pas pleurer et puis on lui reproche une fois adulte de ne pas exprimer ses émotions et de devenir plein de colère et de violence.

Si quelqu'un meurt, on peut être triste mais pas trop fort et pas trop longtemps...

Or si on travaille sur les émotions, elles peuvent vraiment devenir une force. L'hypersensibilité est une forme d'intelligence puisqu'elle passe par le corps pour interagir avec le monde. Plus on développe notre sensibilité, plus on développe notre intelligence.

 

Des études ont prouvé que des enfants musiciens étaient plus doués en langues ou en maths. D'autres études ont prouvé que des personnes agées atteintes d'Alzheimer s'adonnant au chant, à la danse ou à la poterie, redéveloppaient des capacités cognitives

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